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Perte des cheveux chez la femme

Comment identifier votre type de chute ou alopécie ?


EN BREF
Nous avons classé les alopécies féminines en quatre catégories. Repérez bien les symptômes qui les différencient les unes des autres. Cela vous aidera à reconnaître votre type de chute et à en comprendre l'origine. De cette origine, dépendra le traitement à suivre.


SOMMAIRE
1. Chute/alopécie androgénétique
(la plus courante)

• Qu'est-ce qui la déclenche ?
• Facteurs aggravants
• Symptômes d'une chute androgénétique
• Comparaison Homme-Femme
2. Les chutes de cheveux passagères et diffuses
• Qu'est-ce qui les déclenche ?
• Leurs symptômes
• Attention, pas plus de deux mois !
3. Les chutes de cheveux durables et diffuses
• Qu'est-ce qui les déclenche ?
• Leur symptômes
• Accumulation...
4. Les fausses chutes

 

1. Chute, alopécie androgénétique

C'est la plus courante chez la femme : plus de 80 % des alopécies féminines sont d'origine androgénétique.

Qu'est-ce qui la déclenche ?

Une réceptivité excessive et constitutionnelle (génétique) du cuir chevelu aux hormones androgènes. Le regroupement des deux termes, gène + androgènes, explique le nom de chute/alopécie androgénétique.

Les femmes produisent des androgènes (quoiqu'en beaucoup plus petite quantité que les hommes), par les ovaires et les glandes surrénales. L'action des androgènes consiste à accélérer le cycle de vie de certains cheveux. Cette accélération anormale impose aux follicules pileux et aux racines une cadence de production infernale, les obligeant à fabriquer des cheveux de plus en plus fins et courts. A terme, épuisés, les follicules rétrécissent et finissent par ne produire que du duvet, puis plus rien du tout. En savoir plus sur les androgènes Impact des hormones androgènes sur la chute des cheveux

La présence d'antécédents familiaux, mère, grands-mères, tantes..., mais aussi père, grands-pères... (ça peut venir des deux côtés) est un facteur important pour le diagnostic. Néanmoins, plus de 20 % des femmes atteintes n'ont pas d'antécédents dans leur famille et présentent pourtant les signes cliniques de cette alopécie.

Facteurs aggravants

Le stress. Il augmente la sécrétion des androgènes, c'est le facteur aggravant le plus fréquent. Une chute de cheveux androgénétique peut ainsi se trouver renforcée, par le stress en général, mais aussi, par celui que provoque la chute elle-même. L'escalade est alors sans fin : le stress augmente la chute, qui augmente le stress, qui augmente la chute... Depuis une cinquantaine d'années, la sévérité accrue des alopécies féminines, est vraisemblablement et en grande partie due au nouveau mode de vie des femmes et au stress que celui-ci génère Stress et chute des cheveux.

Les contraceptifs ou les THS (traitements hormonaux de substitution) dont les progestatifs sont métabolisés en androgènes. Cf. Cheveux et contraception et notre dossier sur les chutes de cheveux à la ménopause. Ces deux dossiers comprennent une liste complète des contraceptifs ou des THS disponibles sur le marché, avec cotation positive ou négative pour les cheveux.

Les facteurs saisonniers, principalement en automne, mais aussi au printemps. Phénomène physiologique encore mal expliqué, la sécrétion des androgènes peut être significativement augmentée, aux entrées de saison. SI le phénomène s'avère sans conséquence pour les chevelures non-androgénétiques, il peut aggraver, chaque année, un peu plus, la perte de densité des chevelures prédisposées.

Le syndrome des ovaires micro polykystiques (OMPK). Maladie endocrinienne bénigne, les OMPK induisent une hyperinsulimie, laquelle entraîne une sécrétion excessive d'androgènes ovariens (hyperandrogénie ovarienne). Ces androgènes en excès provoquent , entre autres symptômes, des règles irrégulières ou une absence de règles, un surpoids fréquent... Des problèmes de peau peuvent aussi s'installer : acné, hyperséborrhée, hyperpilosité et chute des cheveux, chez les femmes à terrain androgénétique.

Un excès de mauvais cholestérol Cholestérol et perte des cheveux

Symptômes d'une chute androgénétique

• La perte des cheveux est progressive et toujours accompagnée d'un affinement du cheveu. Elle va parfois de pair avec une hyperséborrhée (mais pas toujours).

• Elle est localisée sur le dessus de la tête, la plupart du temps (parfois, golfes et côtés). Dans sa forme la plus courante, une chute de cheveux androgénétique commence par un élargissement de la raie médiane et les cheveux deviennent plus fins. Le sommet du crâne s’éclaircit ensuite peu à peu, selon une évolution irréversible, si la personne concernée n’est pas traitée.

• La sévérité des symptômes varie beaucoup d'une femme à l'autre : elle dépend de la sensibilité plus ou moins prononcée du cuir chevelu aux androgènes et des mesures prises pour contrecarrer le processus de dégradation.

• L'âge n'est pas un critère distinctif fiable : une alopécie androgénétique peut débuter à n'importe quel âge, dès 14, 15 ans. Certaines périodes sont cependant plus propices au déclenchement ou à l'aggravation du trouble, elles correspondent aux trois moments clés de la vie biologique d'une femme :

Après la puberté cheveux et puberté
À l'occasion d'une maternité maternités et chute des cheveux
Au moment de la pré-ménopause ou à la ménopause ménopause et chute des cheveux

Comparaison homme - femme

L'alopécie androgénétique de la femme est très différente de celle de l'homme et son évolution est plus lente. Les femmes sécrètent infiniment plus d'hormones femelles que d'hormones mâles : leurs œstrogènes, les hormones féminines, leur servent d'antidote pour limiter la nuisance des androgènes et prolonger la durée des cycles pilaires.

Résultat pour le traitement : même dans les cas les plus sévères, les zones fragilisées peuvent se dégarnir significativement, elles ne deviennent jamais glabres, comme chez certains hommes. Le trouble est donc aussi plus facile à maîtriser, pour peu qu'il fasse l'objet d'un bon diagnostic cheveux et d'un traitement adapté à votre "terrain" particulier. Dans un grand nombre de cas en effet, un traitement local, associé éventuellement à un traitement hormonal anti-androgène, à l'acétate de cyprotérone, donne de bons résultats. Le premier réactive les fonctions vitales du cheveu, le second (s'il est jugé utile) diminue l'action négative des androgènes sur les cellules du follicule pileux.


Perte des cheveux, comment identifier votre type de chute ? suite page 2


POUR COMPLÉTER VOTRE INFORMATION :
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Liste des THS avec cotation positive ou négative pour les cheveux
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POUR TRAITER LES CHUTES ANDROGÉNÉTIQUES :
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