L’alopécie androgénétique en 10 questions

L’alopécie androgénétique, c’est grave ? Comment stopper définitivement l’alopécie androgénique ? J’ai peur d’être complètement chauve à la ménopause, comment éviter ça ? 

Derrière ces interrogations sur la calvitie, on voit surtout s’exprimer des craintes face à une chute de cheveux qui semble anormale.

Les Spécialistes Clauderer accompagnent depuis des décennies des femmes et des hommes inquiets de perdre leurs cheveux et ces questions reviennent souvent lors du premier rendez-vous de diagnostic.

Nous vous proposons ici un retour aux fondamentaux avec 10 questions sur l’alopécie androgénétique, parce que comprendre c’est déjà agir.

L’alopécie androgénétique : c’est quoi ?

Commençons par une définition simple1 de l’alopécie androgénétique, qu’elle soit masculine ou féminine : c’est la réceptivité du cuir chevelu – et du cuir chevelu seulement – à l’action délétère d’une enzyme générée par les hormones masculines, ou androgènes. Cette enzyme, la 5-alpha réductase, produit la dihydrotestostérone ou DHT. Cette hormone très puissante provoque l’affaiblissement des follicules pileux. Le cycle pilaire est alors perturbé et la proportion de cheveux en phase télogène (fin de vie) s’accroît. Résultat, le renouvellement capillaire s’accélère et les cheveux ne repoussent plus aussi bien, ils s’affaiblissent et s’affinent progressivement. Finalement, le follicule pileux s’épuise prématurément et le capital cheveux se tarit trop tôt. Des zones clairsemées apparaissent sur le crâne et, lorsque le follicule ne produit plus aucun cheveu, on constate des zones totalement glabres : c’est la calvitie. Si l’on ne fait rien, le processus est irréversible. 

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Des golfes qui se creusent, une tonsure marquée, caractéristiques de l’alopécie androgénétique masculine

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  1. “L’alopécie androgénétique, c’est une maladie ?” non, l’alopécie androgénétique n’est pas une maladie. C’est un dysfonctionnement, une malchance si l’on veut. Tout comme vous héritez de la couleur de vos yeux et de celle de vos cheveux, vous héritez d’une propension à la calvitie …ou pas. C’est une question de prédisposition génétique.
  1. “Si c’est héréditaire, pourquoi je suis le seul chauve de la famille ?” C’est une remarque logique mais la réalité est plus complexe. Puisqu’il produit naturellement plus d’hormones mâles, un homme aura proportionnellement plus de risques qu’une femme de voir son cuir chevelu réceptif à la DHT. Mais tous les hommes ne sont pas chauves et des degrés divers de calvitie peuvent exister au sein d’une fratrie. De plus, stress, prise de médicaments, hygiène de vie, environnement, etc, sont autant de facteurs externes additionnels qui peuvent constituer des facteurs aggravants.
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La calvitie peut toucher différemment les membres d’une même fratrie

  1. “Et l’alopécie androgénique féminine ?” L’alopécie féminine obéit aussi à cette logique héréditaire bien sûr mais les hormones féminines protègent les follicules pileux des effets de la DHT. C’est pourquoi :
  • chez la femme, les zones de calvitie sont plus réduites, localisées différemment. La chute est souvent diffuse et progressive.
  • une femme n’est jamais totalement chauve – sauf en cas de maladie auto-immune comme la pelade ou de lourds traitements médicaux – mais un affinement excessif peut entraîner une perte de densité, des tempes clairsemées et une raie médiane qui s’élargit 
  • les bouleversement hormonaux qui jalonnent la vie d’une femme (grossesse éventuelle, ménopause) peuvent constituer des facteurs déclencheurs de l’alopécie androgénétique féminine.
  1. “J’ai une calvitie car j’ai trop de testostérone” : non, l’alopécie androgénétique masculine ou féminine ne doit rien à la quantité d’hormones mâles. La testostérone est l’une de ces hormones masculines, sécrétée essentiellement par les testicules chez l’hommes et par les ovaires chez la femme (en faible quantité) mais aussi par les glandes surrénales pour les 2 sexes. C’est la production de la DHT – enzyme effectivement sécrétée par la testostérone en fonction d’une “loterie” génétique. C’est pourquoi une femme peut naître avec une prédisposition génétique à la calvitie, c’est d’ailleurs le cas de 80 % des chutes de cheveux féminines2.
  1. “L’alopécie androgénétique est une maladie hormonale” : non, pas du tout. Ce n’est pas une maladie et ce n’est pas une maladie hormonale non plus même si les hormones jouent un rôle majeur dans le déclenchement de la chute des cheveux. Pour faire simple, chez l’homme c’est principalement par le biais de la testostérone que sont produites les androgènes et donc la DHT. Chez la femme les androgènes sont produites en petite quantité par les ovaires et les glandes surrénales.  
  1. L’alopécie androgénétique n’est pas un maladie hormonale mais … le rôle des hormones est prépondérant ! Il suffit de penser aux pics hormonaux que peut traverser une femme lors de la grossesse, de l’accouchement puis de la ménopause, …tous ces épisodes ont une incidence non négligeable sur le bon fonctionnement des follicules pileux et donc de la croissance capillaire.
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La ménopause, fréquent déclencheur de l’alopécie androgénétique chez la femme

  1. “Comment stopper la chute androgénique ?”: hélas, pas de solution miracle ! Impossible de stopper purement et simplement une chute de cheveux androgénétique. Pourquoi ? parce que l’on ne change pas des caractéristiques aussi intrinsèques que notre identité génétique. Voilà pour la mauvaise nouvelle. Mais la bonne nouvelle c’est que l’on peut tout de même agir pour en ralentir les effets. On peut déjà faire un bilan auprès d’un spécialiste du cheveu, puis identifier les déséquilibres, enfin travailler sur les facteurs externes qui accélèrent la chute (alimentation ultra-transformée, stress chronique, carences, contraception inadaptée). Ensuite, on adopte une routine capillaire simple et efficace avec des soins naturels pour stimuler l’activité des follicules pileux et renforcer la croissance de cheveux en meilleure santé.
  1. “Je prends des compléments alimentaires pourtant mes cheveux tombent toujours”. S’il s’agit d’une baisse de forme temporaire liée à une chute saisonnière ou une fatigue passagère, alors prendre des compléments alimentaires bien dosés pour les cheveux peut apporter un soutien intéressant. On sélectionne des vitamines du groupe B, des acides aminés soufrés essentiels à la vitalité du cheveu comme la méthionine et la cystéine, du fer, du zinc, le tout en dosage suffisant pour une réelle efficacité. Si la chute de cheveux persiste plus de 8-10 semaines, il faut se tourner vers des traitements topiques, ciblés sur la réactivation du follicule pileux. En parallèle, un bilan sanguin pourra identifier des carences en fer, en vitamine D ou un déséquilibre thyroïdien.
  1. “La greffe stoppe l’alopécie” : une greffe capillaire comble définitivement les zones touchées par la calvitie comme le vertex ou la zone frontale mais le processus androgénétique continue inexorablement sur les zones non greffées. Chez l’homme, on estime que la calvitie atteint son pic vers 35-40 ans, c’est l’âge auquel on peut raisonnablement envisager une greffe de cheveux. Mieux vaut rester vigilant et continuer à entretenir la zone donneuse initiale si une nouvelle greffe devenait nécessaire. Ne pas commencer trop jeune, au risque d’épuiser la zone donneuse prématurément et se retrouver trop dégarni pour de nouveaux implants capillaires. En cas de calvitie naissante à 20 ou 25 ans, mieux vaut démarrer un traitement préventif local et ciblé qu’une restauration capillaire massive.
  1. “J’ai commencé 1 traitement Clauderer il y a 2 semaines et mes cheveux tombent toujours !” Hélas, c’est normal même si c’est frustrant. Ralentir la chute de cheveux prend du temps, quelle qu’en soit la cause. Environ 4 mois sont nécessaires pour qu’un cheveu parvienne sur le cuir chevelu. Plus la perte de cheveux est ancienne, plus les follicules pileux sont fatigués et plus la repousse sera difficile. Le renouvellement cellulaire n’est plus aussi actif à 60 ans qu’à 35 ans alors mieux vaut s’occuper de ses cheveux dès que possible. Des facteurs aggravants comme le stress ou une anémie chronique peuvent aussi ralentir le processus de repousse des cheveux. En bref, patience et d’assiduité sont la clé d’un programme anti-chute de cheveux réussi. 

Aujourd’hui, il n’existe pas de solution miracle pour traiter la calvitie héréditaire. Néanmoins, des solutions efficaces existent pour en ralentir les effets, que l’on soit une femme ou un homme. Plus on agit tôt, meilleurs seront les résultats. Comprendre ce qu’il se passe en cas d’alopécie androgénétique, c’est prendre les bonnes décisions en toute connaissance de cause et choisir la stratégie de soins adaptée. Reprendre le contrôle sur sa calvitie, c’est prendre soin de soi et se sentir bien dans ses cheveux. Pour en savoir plus, venez rencontrer nos Spécialistes !

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Pour ralentir les effets de la calvitie, il est urgent de ne pas attendre

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  1. https://www.healthline.com/health/dht ↩︎
  2. https://www.vidal.fr/maladies/peau-cheveux-ongles/chute-cheveux-alopecie/alopecie-androgenetique.html ↩︎
Jean-François Cabos

Jean-François Cabos est le créateur d’une méthode unique de soin du cheveu élaborée à l’issue des recherches qu’il a coordonnées et qui ont donné lieu à la publication du livre Cheveux, Racines de Vie avec Hélène Clauderer aux éditions Robert Laffont (Collection “Réponses/ Santé”).