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Perte des cheveux chez l'homme
Comment identifier votre type de chute ou alopécie ?
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En bref
Chez l'homme, plus de 95 % des chutes de cheveux (alopécies) étant d'origine génétique, la vôtre a de bonnes chances de l'être aussi. Mais d'autres facteurs, non héréditaires, peuvent aussi déclencher une perte de cheveux ou se rajouter au facteur génétique et l'aggraver. |
Sommaire
1. Les chutes/alopécies androgénétiques : les plus courantes
2. Plus rares : les chutes passagères, non héréditaires
3. Plus rares encore : les chutes durables, non héréditaires
1. Chutes/alopécies androgénétiques
Facteur déclencheur
• Réceptivité, excessive et génétique, du cuir chevelu aux androgènes (testostérone), les hormones sexuelles mâles. Le regroupement des deux termes, gène + androgènes, explique le nom de chute/alopécie androgénétique.
• Pour être très précis, ce n'est pas la testostérone elle-même qui provoque la chute de cheveux, mais une hormone locale (la DHT), née de la rencontre de la testostérone avec une enzyme située au niveau du cuir chevelu, la 5-alpha réductase.
• L'action de la DHT, sous l'impulsion de l'enszyme fautive, consiste alors à accélérer le cycle de vie de certains cheveux. Cette accélération anormale impose aux follicules pileux et aux racines une cadence de production infernale, les obligeant à fabriquer des cheveux de plus en plus fins et courts. A terme, épuisés, les follicules se miniaturisent et finissent par ne produire qu'un fin duvet, puis plus rien du tout. En fin de processus, les follicules inactifs s'enfoncent dans le derme et la peau devient lisse : la nature n'aime pas le vide.
La présence d'antécédents familiaux (père, grands-pères, oncles, mais aussi mère, grands-mères ou tantes) est un facteur essentiel pour le diagnostic.
Facteurs aggravants
Le stress augmente la sécrétion des androgènes : c'est un facteur aggravant. Une chute de cheveux androgénétique peut se trouver renforcée, par le stress en général, mais aussi, par celui que provoque la chute elle-même. L'escalade est alors sans fin : le stress augmente la chute, qui augmente le stress, qui augmente la chute... A lire également Stress et chute des cheveux
Un excès de mauvais cholestérol Cholestérol et perte des cheveux
Comment reconnaître une alopécie androgénétique ?
La perte de cheveux est progressive et localisée sur des zones du cuir chevelu bien définies : front et golfes d'abord, s'étendant ensuite au vertex (sommet arrière du crâne) et à la région parietale (dessus du crâne). Elle est toujours accompagnée d'un affinement progressif des cheveux, sur les zones sensibles à l'action des androgènes. Elle va souvent de pair avec une hyperséborrhée.
Le rythme de la chute
Il est très variable d'un homme à l'autre. Certains seront chauves à 30 ans (s'ils ne se soignent pas), d'autres ne seront que "dégarnis" à 60. Tout dépendra de l'intensité du facteur génétique et de la façon dont chacun y réagira... On peut néanmoins dégager quatre scénarios types, du plus sévère au plus bénin. Vous vous reconnaîtrez sans doute dans l'un d'eux :
Scénario n°1 : La chute des cheveux est importante et continue, dès la fin de l'adolescence (17, 18 ans), parfois même avant. Si vous ne réagissez pas très vite, la calvitie vous guette vers la trentaine.
Scénario n°2 : Les cheveux tombent par à-coups, souvent à l'occasion de fatigues ou de stress ponctuels (préparation d'un examen, problème professionnel...). Après chaque période de chute, vous avez l'impression que c'est terminé mais cela reprend quelques temps plus tard. Les repousses se font plus rares et, vers 25 ans, vous prenez conscience d'une calvitie naissante.
Scénario n°3 : Au début, la perte de vos cheveux s'effectue de façon sournoise, souvent sans que vous n'y prenniez garde. Mais, vers 30 ans, vous observez un recul frontal sensible et votre chevelure est nettement moins fournie au niveau du vertex et du dessus de la tête.
Scénario n°4 : Dans les cas les moins graves, l'alopécie est encore plus insidieuse. Elle commence vers 20 ans, de façon si progressive, que l’intéressé ne se rend pas compte de l’éclaircissement très graduel de sa chevelure. Il ne s'aperçoit d’un certain manque de cheveux que vers 30 ou 35 ans. Celui-là ne sera jamais chauve.
Dans tous les cas de figures, il est souhaitable de vous faire établir un diagnostic approfondi des cheveux, dès que vous prenez conscience de l'affaiblissement de votre chevelure. Ceci, afin de déterminer le traitement qui correspondra exactement à votre "terrain particulier".
Perte des cheveux, comment identifier votre type de chute ? suite page 2
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