La calvitie est-elle bien héréditaire ?

Calvitie et génétique
Calvitie et génétique

La calvitie touche une part importante de la population française, avec une répartition totalement inégalitaire entre les hommes et les femmes. Ainsi, la calvitie touche 70% des hommes à l’approche de la cinquantaine (soit 1 homme sur 3 environ), contre seulement 20 % des femmes environ. Le terme “calvitie” vient du latin “calvus” qui signifie “chauve”. Dans le langage courant, le terme « calvitie » décrit le plus souvent un état définitif, irréversible : « on est chauve ». 

L’alopécie est le terme qui désigne le fait de perdre ses cheveux, pourquoi on devient chauve. Quant à l’alopécie androgénétique, comme son nom l’indique, il s’agit d’un trouble concernant la perte de cheveux (« Alopex ») dont les symptômes sont transmis par les gènes, et plus particulièrement par les « androgènes » , c’est-à-dire les hormones mâles. La prédisposition héréditaire est donc tout à fait fondée.

Aujourd’hui, aucune manipulation génétique n’étant encore à même de traiter définitivement la calvitie (heureusement ?), il importe surtout de trouver des traitements efficaces pour en ralentir les effets, effets qui ne sont pas seulement d’ordre purement esthétique mais qui peuvent être terriblement dévastateurs en terme d’image et de confiance en soi, pour une femme comme pour un homme.

Au Centre Clauderer, nous savons identifier les symptômes caractéristiques d’une calvitie héréditaire quel qu’en soit le stade et, surtout, nous pouvons vous aider à lutter contre ses conséquences. Si votre calvitie n’est pas liée à l’hérédité, mais que votre perte de cheveux vous inquiète tout de même : nous sommes là pour vous accompagner également

Qu’est que la calvitie héréditaire ou calvitie génétique ?

La calvitie héréditaire est le résultat de l’alopécie androgénétique. C’est la cause la plus courante de perte de cheveux. Et c’est dans notre patrimoine génétique qu’il faut trouver les causes de ce déséquilibre hormonal affectant le développement de certains follicules pileux. Les cheveux tombent et se renouvellent à une vitesse plus élevée, trop élevée, et les nouveaux cheveux sont plus fins que ceux qu’ils viennent remplacer. La chevelure s’appauvrit inexorablement car les cycles pilaires se renouvellent à une cadence exponentielle.

Il faut savoir que le nombre de cycles pilaires des follicules pileux (c’est-à-dire le nombre de fois où le follicule pileux va produire un nouveau cheveu) est limité dans le temps, c’est comme si nous avions un « capital cheveux » tout comme on peut parler de « capital soleil ». Sans surprise, cette faculté de renouvellement est déterminée par l’hérédité. Lorsque le nombre maximal de cycles de renouvellement est atteint, il n’y a plus de repousse possible, ce qui se traduit par une progression inévitable de zones de plus en plus dégarnies sur le cuir chevelu. On a calculé que l’on naissait avec un capital cheveux suffisant pour « tenir » en théorie de 100 à 130 ans environ avec des cheveux, soit 25 cycles pilaires de 4 ans environ pour l’homme et de 4 à 7 ans pour la femme

Les causes de la calvitie héréditaire

Aujourd’hui, on sait expliquer les causes de l’alopécie androgénétique. Le problème de calvitie androgénétique est associé à la sécrétion naturelle d’une hormone mâle, la testostérone, qui se transforme localement en dihydrotestostérone. Ce type de calvitie est provoquée par une sensibilité génétique des follicules pileux à l’hormone dihydrotestostérone (DHT). Lorsque cette hormone entre en contact avec le follicule pileux, le cycle de vie du cheveu est immédiatement perturbé et a tendance à s’accélérer jusqu’à ce que le follicule pileux soit amoindri et inactif.

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Hérédité : à qui la faute ?

Plusieurs travaux démontrent le rôle du patrimoine génétique paternel. L’étude menée par les équipes du Professeur Markus Nöthen en 2008 parue dans la revue Nature Genetic indique en effet qu’un emplacement sur le chromosome 20 aurait un effet sur le caractère précoce de la calvitie chez les hommes.

Mais de là à dire que la calvitie se transmet de père en fils, c’est emprunter un raccourci bien trompeur. Si la calvitie est dans de très nombreux cas liée à l’hérédité, et si les hommes sont plus touchés par l’alopécie androgénétique que les femmes, la chute de cheveux est un phénomène trop complexe pour s’arrêter à cette explication. De plus, chaque année apporte son lot de découvertes en matière de recherche scientifique sur la calvitie et il semblerait que l’alopécie androgénétique ait encore de nombreux secrets, notamment en ce qui concerne les gènes impliqués dans la transmission de ce déséquilibre. En effet, les pères, grands-pères, …ne seraient pas seuls en cause et des recherches conduites récemment sur un panel de plusieurs dizaines de milliers d’hommes (https://journals.plos.org/plosgenetics/article?id=10.1371/journal.pgen.1006594) ont démontré que :

  1. il n’y a pas un seul gène porteur mais plusieurs dizaines organisés en un vaste (et complexe) réseau de marqueurs génétiques entraînant une prédisposition génétique à la calvitie 
  2. bon nombre de ces marqueurs sont en réalité transmis à l’homme par le chromosome X, celui de la mère.

Considérée jusqu’à ce jour comme la plus étendue jamais réalisée, cette analyse génétique menée publiée en 2017 révèle notamment que 287 groupes de gènes sont liés à la calvitie.

Bref, le cheveu et son fonctionnement conservent encore leur part de mystères

Les symptômes d’une calvitie héréditaire

Pour traiter une chute de cheveux efficacement, il faut pouvoir en identifier les principaux symptômes afin de soigner, préserver, évaluer objectivement les perspectives d’évolution avec et sans traitement.

L’alopécie androgénétique se caractérise par une progression en plusieurs phases successives.

Chez l’homme, la calvitie héréditaire débute au niveau des tempes et se développe progressivement vers les golfes frontaux. La perte de cheveux héréditaire s’étend ensuite au niveau du toupet, c’est-à-dire la partie qui se situe au-dessus du front, avant de se poursuivre sur l’intégralité du front.

Echelle d'hamilton (alopécie)
Echelle d’Hamilton (alopécie)

La zone qui se trouve au sommet du crâne, à savoir la tonsure, se dégarnira petit à petit. L’appauvrissement capillaire prend fin au niveau du tourbillon, c’est-à-dire au niveau de la zone qui se situe à l’arrière du crâne. Les cheveux qui résistent à la calvitie héréditaire forment généralement une sorte de couronne qui débute derrière les oreilles et enveloppe l’arrière du crâne : cette zone demeure généralement intacte à vie quel que soit le degré de calvitie atteint par ailleurs et est utilisée comme zone donneuse lors de greffes capillaires

Chez la femme, l’alopécie androgénétique est le plus souvent moins marquée et il est plus difficile d’identifier chaque phase avec certitude. La perte de cheveux se manifeste couramment au-dessus de la tête, mais il n’est pas rare non plus qu’elle apparaisse à différents endroits du cuir chevelu. Dans de nombreux cas, la perte de cheveux survient lors de bouleversements hormonaux comme la grossesse ou la ménopause, notamment lors du ralentissement de la production d’œstrogènes.

Calvitie non héréditaire : les causes

Si vous constatez une chute de cheveux anormale mais que vous ne reconnaissez pas les symptômes décrits ci-dessus, alors votre perte de cheveux peut être due  à d’autres causes que le facteur héréditaire.

Plusieurs facteurs sont à l’origine d’une calvitie non héréditaire. Provoquant une chute de cheveux importante et rapide, l’alopécie aiguë intervient entre autres après un traitement médicamenteux, un stress particulièrement intense, une carence alimentaire ou une maladie.

Touchant beaucoup d’hommes et de femmes, l’alopécie séborrhéique reprend les caractéristiques d’une alopécie androgénétique. La production excessive de sébum rend le cuir chevelu particulièrement épais et étouffe le cheveu jusqu’à ce qu’il tombe.

Se présentant sous forme de pelade, l’alopécie cicatricielle touche plusieurs endroits du crâne. La perte de cheveux est due à des facteurs externes ou des traumatismes, comme une maladie virale ou infectieuse, des mycoses, une dégénérescence du métabolisme ou des agressions extérieures (une grande brûlure, une radiodermite…).

D’autres facteurs peuvent aussi provoquer une calvitie non héréditaire. Pour ne rien arranger, certains de ces facteurs peuvent tout à fait se combiner entre eux. Ils peuvent aussi aggraver une calvitie de type héréditaire.

La perte de cheveux est assez fréquente lors d’un changement de saison, au printemps et à l’automne plus particulièrement.

En stimulant la production d’hormones androgènes par les glandes surrénales, le stress dû à une pression quotidienne ou un choc psychologique est aussi responsable de la chute des cheveux.

Les carences alimentaires provoquées par les régimes permanents, les régimes draconiens ainsi que les troubles de l’alimentation comme l’anorexie sont également susceptibles de favoriser la calvitie.

Quel traitement efficace contre la calvitie héréditaire ?

Les traitements médicamenteux

Aujourd’hui, deux types de traitements médicamenteux sont utilisés pour limiter l’alopécie androgénétique. Le Minoxidil, sans que son mécanisme d’action soit réellement connu a pour effet régulièrement décrit de prolonger la durée de la phase de croissance du cheveu (phase anagène).En conséquence de quoi, la perte de cheveu serait ralentie puisque les cheveux auraient une durée de vie allongée. Ce médicament se présente sous la forme d’une solution concentrée à 2 ou 5 % à appliquer une à deux fois dans la journée sur le cuir chevelu. Les premiers résultats sont décrits comme “visibles” après 4 à 6 semaines de traitement contre la calvitie héréditaire.

Commercialisé sous le nom de Propecia, le finastéride est en revanche un médicament à prendre par voie orale. Ce type de traitement limite les effets néfastes de la testostérone. Il maintient les cheveux dans 80 % des cas. Il favoriserait même la repousse après 6 mois de traitement.

Les sérums Clauderer

Non médicamenteux, les sérums Clauderer (N°6R, N°7R) ont fait l’objet d’études scientifiques poussées et des tests in vitro ont démontré leur efficacité 3 fois supérieure à celle du Minoxidil 5% dans la lutte contre chute de cheveux androgénétique. Associant dans des proportions optimales huiles essentielles, extraits de plantes et vitamines notamment, les sérums Clauderer ne provoquent en outre ni effets secondaires indésirables, ni accoutumance contrairement au Minoxidil.

La mésothérapie et autres solutions esthétiques

La mésothérapie a pour objectif de revitaliser l’activité capillaire. Il s’agit d’une technique qui consiste à injecter des polyvitamines au niveau du derme du cuir chevelu afin de nourrir le follicule pileux en profondeur. Aujourd’hui, de plus en plus de médecins esthétiques se forment sur l’injection de PRP ou Plasma Riche en Plaquettes pour permettre de retrouver une chevelure beaucoup plus épaisse.

Les microgreffes

Les microgreffes sont une solution chirurgicale qui vise à restaurer la densité capillaire. Les praticiens ont mis au point différentes techniques de greffes : cela peut être une greffe de plusieurs bulbes pilaires à la fois ou bien une greffe cheveu par cheveu. Résultat esthétique et budget seront évidemment différents selon la technique pratiquée.

Les réponses à vos questions sur la calvitie héréditaire

Est-ce que la calvitie est héréditaire ?

La calvitie est très majoritairement héréditaire. Elle peut provenir aussi bien du patrimoine génétique du père que de celui de la mère ou encore d’ascendants antérieurs (grands-parents). La calvitie peut aussi ne pas être héréditaire. Il s’agit notamment de l’alopécie aigüe due à un stress assez intense, de l’alopécie cicatricielle qui touche plusieurs zones du crâne ou de l’alopécie séborrhéique.

Comment se transmet la calvitie ?

Depuis toujours, il a été considéré que la perte de cheveux héréditaire se transmet de père en fils. Une hypersensibilité des follicules pileux à l’action d’une hormone mâle (la testostérone qui se transforme localement en dihydrotestostérone) serait à l’origine de cette calvitie. De récentes études menées en Écosse démontrent cependant que le patrimoine génétique maternel peut aussi être à l’origine de l’alopécie androgénétique.

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