LA PROGRESSION DES PERTES DE CHEVEUX FÉMININES

QUESTION DE VICTORIA E.

Depuis que je me sais atteinte d’une perte de cheveux androgénétique, je regarde les chevelures autour de moi, dans la rue ou les transports en commun et m’aperçois que beaucoup de femmes, jeunes ou moins jeunes, souffrent du même problème que le mien. Il y a-t-il une augmentation de ce trouble ?

RÉPONSE CLAUDERER

Hennin-baviereL’alopécie femme ne date pas d’hier. On dit qu’ Isabeau de Bavière, Reine de France au Moyen-Âge, avait inventé le hennin, coiffure qui couvrait entièrement la chevelure, pour masquer le fait que la sienne était très clairsemée.

Mais, vous avez raison, il semblerait que les chutes de cheveux androgénétiques soient en forte et constante augmentation, depuis une cinquantaine d’années, même s’il n’existe aucune statistique officielle pour le confirmer.

D’après l’Association Canadienne de Dermatologie, près de 40% des femmes de type caucasien (occidental) souffriraient à 50 ans aujourd’hui d’une alopécie androgénétique, allant du simple affinement de certains cheveux au dégarnissement très prononcé sur l’ensemble de la tête. Mais ce pourcentage n’étant pas comparé à une période antérieure, il n’est pas possible de conclure au développement de la maladie.

Pourtant, en l’absence de preuves chiffrées, plusieurs indices témoignent de ce développement : la multiplication des consultations féminines en dermatologie pour lutter contre la maladie, l’augmentation des facteurs aggravants tel que le stress de la société moderne, les contraceptifs négatifs pour les cheveux, notre sur-médicalisation et notre nourriture de plus en plus dénaturée et pauvre en nutriments vitaminiques nécessaires aux cheveux. Sans compter le vieillissement de la population !