Chute de cheveux androgénétique chez la femme : symptômes et causes

 

 

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Chute de cheveux femme : le plus souvent, l’alopécie débute par un élargissement de la raie centrale

 

Première question à vous poser : “Ma perte de cheveux est-elle d’origine androgénétique, comme c’est le cas de plus de 90% des chutes de cheveux chez la femme ?“ Pour répondre à cette question, vous devez savoir qu’une perte des cheveux androgénétique répond à 4 caractéristiques :

  1. elle est toujours progressive,
  2. elle est toujours accompagnée d’un affinement de la kératine du cheveu,
  3. elle est toujours durablement installée, si aucun traitement anti-chute cheveu n’est entrepris,
  4. elle est toujours circonscrite à des zones définies du cuir chevelu.

Si la perte dont vous souffrez ne réunit pas ces quatre critères, cela signifie qu’elle est due à  UNE PERTE DE CHEVEUX NON ANDROGÉNÉTIQUE.

SOMMAIRE

SYMPTÔMES DE LA CHUTE DE CHEVEUX ANDROGÉNÉTIQUE DE LA FEMME

 

Les zones de dégarnissement de la chevelure peuvent varier d’une femme à l’autre. Elles se situent :

SOIT SUR LE DESSUS DE LA TÊTE : C’EST LA FORME LA PLUS COURANTE

• La disparition des repousses débute par un simple élargissement de la raie centrale
• Elle s’étend peu à peu sur tout le dessus de la tête
• Elle se localise souvent aussi à l’arrière (vertex)
• Elle épargne toutefois les cheveux situés sur la zone frontale

RÉFÉRENCE

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STADE N°1
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STADE N°2
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STADE N°3
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STADE N°4
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SOIT SUR LE DEVANT DE LA TÊTE…

Ici, au contraire, la chute des cheveux chez la femme se manifeste dans la région frontale (comme chez les hommes) par une disparition progressive des repousses au niveau des golfes et/ou du front.

RÉFÉRENCE
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STADE N°1
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STADE N°2
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STADE N°3
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STADE N°4
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SOIT SUR LES CÔTÉS

Enfin, l’affinement du cheveu et la disparition des repousses peuvent se localiser sur les côtés (sur les tempes et au-dessus des oreilles), notamment lorsque le facteur stress vient s’ajouter à la sensibilité aux androgènes.

RÉFÉRENCE
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STADE N°1
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STADE N°2
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À NOTER : Les cheveux de la nuque étant toujours épargnés par la chute de cheveux (excepté dans des cas très rares, à partir de la ménopause), votre nuque peut servir de référence pour évaluer sur les autres zones le degré d’affinement du cheveu et l’intensité de la disparition des repousses.

ANDROGÉNIE ET ÂGE

L’âge n’est pas un critère distinctif fiable : une alopécie androgénétique peut débuter à n’importe quel âge, dès 14, 15 ans. Certaines périodes sont cependant plus propices au déclenchement ou à l’aggravation du trouble. Elles correspondent aux trois moments clés de la vie biologique d’une femme :

  1. Après la puberté Cheveux et puberté
  2. À l’occasion d’une maternité Maternité et chute des cheveux
  3. Au moment de la pré-ménopause ou à la ménopause Préménopause, Ménopause et chute des cheveux

    Les causes de la perte des cheveux androgénétique

    FACTEUR DECLENCHEUR : LES ANDROGÈNES

    Comprendre le mécanisme de votre chute de cheveux causée par les androgènes va vous aider à mieux la neutraliser et à calmer le stress que celle-ci vous procure. En premier lieu, il faut savoir que les cheveux se développent et vivent sous dépendance hormonale. Pour les femmes, les hormones sexuelles féminines, œstrogènes et progestérone, sont les principaux facteurs de ce développement. Mais les femmes produisent, elles aussi, des androgènes (testostérone), quoiqu’en quantité 20 fois moins importante que les hommes. En cas de prédisposition constitutive, c’est cette petite quantité, sécrétée par leurs glandes surrénales (à 60 %) et par leurs ovaires (à 40 %), qui peut exercer une influence négative sur le renouvellement normal de leurs cheveux. L’action négative des androgènes consiste à accélérer le cycle de vie  de certains cheveux. Cette accélération anormale impose aux follicules pileux et aux racines une cadence de production infernale, les obligeant à fabriquer des cheveux de plus en plus fins et courts. A terme, épuisés, les follicules rétrécissent et finissent par ne produire que du duvet, puis plus rien du tout.

    ATTENTION : Il n’est question ici que d’un trouble hormonal local, limité au follicule pileux ! Il ne s’agit en aucun cas d’une perturbation hormonale générale venant d’une quantité anormale d’androgènes circulant dans votre sang. C’est uniquement la manière dont certains de vos follicules pileux captent et transforment ces hormones qui est en cause.

    L’existence d’antécédents familiaux, mère, grands-mères, tantes…, mais aussi père, grands-pères… (cela peut venir des deux côtés) est un élément important à considérer pour le diagnostic. Néanmoins, plus de 20 % des femmes atteintes n’ont pas d’antécédents dans leur famille et présentent pourtant les signes cliniques de cette alopécie.

    Par ailleurs, depuis une quarantaine d’années, il apparaît qu’un nombre croissant de femmes souffre de perte de cheveux androgénétique. Notre alimentation moderne dénaturée et notre médicalisation en constante augmentation pourraient expliquer en partie le phénomène.

    A NOTER : les androgènes pourraient ne pas être les seules hormones impliquées dans ces chutes. Ces hormones n’ont jamais été déclarées, de façon absolument formelle par les scientifiques, comme uniques fautives du processus androgénétique de destruction des follicules. Il se pourrait qu’il y ait d’autres hormones, non encore identifiées, mais impliquées en même temps.

    FACTEURS AGGRAVANTS

          • Le stress augmente la sécrétion des androgènes, c’est le facteur aggravant le plus fréquent. Une chute de cheveux androgénétique chez la femme peut ainsi se trouver renforcée par le stress en général mais aussi, par celui que provoque la chute elle-même. L’escalade est alors sans fin : le stress augmente la chute, qui augmente le stress, qui augmente la chute… Le stress, engendré par le nouveau mode de vie des femmes, contribue certainement, avec les facteurs d’alimentation et de médicalisation modernes (cités plus haut), au nombre de plus en plus élevé des alopécies féminines et à leur sévérité accrue.

     

          • Après une maternité, la plupart des femmes subissent une chute de cheveux dite du “post-partum“. Sur une chevelure normale, cette chute est sans conséquence et tout rentre dans l’ordre dans les 6 mois qui suivent. Mais sur un cuir chevelu androgénétique, les repousses sont souvent moins fournies et plus fines que les cheveux qu’elles remplacent.

     

          • Les contraceptifs ou les THS (traitements hormonaux de substitution) dont les progestatifs se métabolisent en androgènes. Lire nos dossiers sur : cheveux et contraception et sur les chutes de cheveux à la ménopause. Ces deux dossiers comprennent une liste complète des contraceptifs ou des THS disponibles sur le marché, avec cotation positive ou négative pour les cheveux.

     

          • Les facteurs saisonniers, principalement  en automne, mais aussi  au printemps. Phénomène physiologique encore mal expliqué, la sécrétion des androgènes peut être significativement augmentée aux entrées de saison. Si le phénomène s’avère sans conséquence pour les chevelures non-androgénétiques, il peut aggraver, un peu plus chaque année, la perte de densité des chevelures prédisposées.

     

          • Les OMPK (syndrome des ovaires micro polykystiques). Maladie endocrinienne bénigne, les OMPK induisent une hyperinsulimie, laquelle entraîne une sécrétion excessive d’androgènes ovariens (hyperandrogénie ovarienne). Ces androgènes en excès provoquent, entre autres symptômes, des règles irrégulières ou une absence de règles, un surpoids fréquent… Des problèmes de peau peuvent aussi s’installer : acné, hyperséborrhée, hyperpilosité et, chez les femmes à terrain androgénétique, chute des cheveux.

     

    COMPARAISON HOMME-FEMME

     

    L’alopécie androgénétique de la femme est très différente de celle de l’homme et son évolution est plus lente. Les femmes sécrètent infiniment plus d’hormones femelles que d’hormones mâles : leurs œstrogènes, les hormones féminines, leur servent d’antidote pour limiter la nuisance des androgènes et prolonger la durée des cycles pilaires. Par quel processus ? Sans entrer dans les détails complexes des échanges inter-hormonaux, disons que les hormones féminines « bâillonnent » certains récepteurs de l’hormone hypophyse, ce qui a pour effet, en l’occurrence, de restreindre la sécrétion des androgènes. Résultat : même dans les cas les plus sévères, les zones fragilisées peuvent se dégarnir significativement, mais, contrairement à ce qui s’observe chez certains hommes, elles ne deviennent jamais glabres.

    L’alopécie, en appliquant notre approche par le traitement des trois fonctions vitales du cheveu, est donc aussi plus facile à maîtriser.

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    de traitements contre la chute des cheveux

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